Refonte de site : la checklist complète du projet
Mis à jour le 22 août 2026Par l'équipe GND Consulting, studio créatif humain × IA
Refonte10 min de lecture

Refonte de site : la checklist complète du projet

Une refonte échoue rarement pour des raisons techniques. Elle échoue parce que les contenus arrivent en retard, parce que trois personnes valident la même page dans des directions opposées, et parce que la recette est faite la veille de la mise en ligne. Voici la liste de contrôle à passer, dans l’ordre, avec ce qui se vérifie réellement à chaque étape.

Phase 1, avant de lancer quoi que ce soit

Cette phase dure deux à quatre semaines et détermine tout le reste. Elle est presque toujours écrasée, et c’est la première cause de dépassement de délai.

Geler le périmètre

  • Écrivez la liste exhaustive des pages à livrer, avec un identifiant par page. Toute page absente de cette liste est hors périmètre par défaut.
  • Nommez une seule personne décisionnaire finale. Pas un comité. Le comité conseille, une personne tranche.
  • Listez les fonctionnalités attendues et classez-les en indispensable, souhaitable, et reporté après la mise en ligne.
  • Fixez par écrit ce qui déclencherait un avenant, ajout de page, ajout de langue, changement de charte en cours de route.
  • Datez la mise en ligne cible et remontez le planning à l’envers depuis cette date.

Inventorier l’existant

  • Exportez la liste complète des URL actuelles, y compris les fichiers téléchargeables et les pages oubliées.
  • Marquez pour chaque page ce que vous en faites, conservée, fusionnée, réécrite, supprimée.
  • Repérez les pages qui reçoivent du trafic ou des liens entrants. Ce sont celles qu’il ne faut pas supprimer à la légère.
  • Récupérez les accès avant d’en avoir besoin, hébergement, nom de domaine, messagerie, outils de mesure, comptes tiers.
  • Identifiez qui détient le nom de domaine. Une refonte bloquée par un ancien prestataire injoignable est un classique.

Figer les mesures de référence

Sans point de départ chiffré, vous ne pourrez rien conclure après la bascule. Notez avant tout changement le trafic mensuel, le nombre de demandes entrantes, la vitesse de chargement des trois pages principales et le taux de conversion du formulaire. Conservez une capture datée de ces valeurs.

Phase 2, pendant le projet

Tenir un rythme de validation

  • Fixez un rendez-vous hebdomadaire court plutôt que des échanges au fil de l’eau. Les allers-retours dispersés créent des versions contradictoires.
  • Imposez un délai de retour, cinq jours ouvrés par exemple, au-delà duquel la validation est réputée acquise. Écrivez cette règle dans le contrat.
  • Centralisez les retours dans un seul document. Un retour envoyé par message privé n’existe pas.
  • Validez par étapes verrouillées, arborescence, puis maquette d’une page type, puis déclinaisons. Ne revenez pas en arrière sans avenant.
  • Faites valider la version mobile en même temps que la version bureau, pas après.

Traiter les contenus, le vrai goulot d’étranglement

Dans neuf refontes sur dix, le retard vient des textes et des images, jamais du développement. Anticipez ce point comme le risque principal du projet.

  • Désignez un responsable de contenu par page, nommément, avec une date de livraison par page.
  • Fournissez un gabarit de rédaction indiquant le nombre de signes attendu par bloc. Un texte deux fois trop long casse la maquette.
  • Commandez les photographies dès le début. Une séance photo se planifie et dépend de la météo, des locaux et des personnes disponibles.
  • Vérifiez les droits de chaque visuel réutilisé de l’ancien site, notamment les images achetées sous licence expirée.
  • Relisez les mentions obligatoires, mentions légales, conditions générales, politique de confidentialité, avant la recette et non pendant.

Contrôler la technique au fil de l’eau

  • Demandez un accès à la version de préproduction dès qu’une première page existe, pas à la fin.
  • Vérifiez que la préproduction est bloquée à l’indexation, et prévoyez de retirer ce blocage au moment de la bascule.
  • Testez le formulaire de contact réellement, en envoyant un message et en vérifiant sa réception dans la bonne boîte.
  • Contrôlez la vitesse de chargement avant la mise en ligne, pas après. Les images non compressées sont la cause la plus fréquente.
  • Vérifiez la conformité du bandeau de consentement et le déclenchement effectif des mesures après acceptation.

Phase 3, la recette, deux semaines avant la bascule

La recette n’est pas une relecture. C’est un protocole de test avec des cas écrits et un résultat attendu. Prévoyez cinq à dix jours ouvrés, jamais la veille.

  • Passez chaque page de la liste gelée en phase 1 et cochez la conformité au contenu validé.
  • Testez chaque formulaire et chaque appel à l’action, en vérifiant le message de confirmation et l’e-mail reçu.
  • Ouvrez le site sur un téléphone réel, pas seulement dans une fenêtre redimensionnée.
  • Vérifiez les liens internes un par un, en priorité ceux du menu et du pied de page.
  • Contrôlez l’affichage des titres et des images de partage lorsqu’un lien est collé dans une messagerie.
  • Testez le parcours complet d’un visiteur qui ne connaît pas votre entreprise, depuis l’accueil jusqu’à la demande de devis.

Faire tester par quelqu’un d’extérieur

Vos équipes connaissent le site par cœur et ne verront plus les blocages. Faites parcourir le site à trois personnes extérieures, sans instruction, et demandez-leur simplement ce que fait l’entreprise et comment la contacter. Si la réponse tarde, le problème n’est pas technique, il est éditorial, et il vaut mieux le corriger avant la bascule.

Phase 4, la bascule

Choisissez un mardi ou un mercredi matin, jamais un vendredi soir ni la veille d’un pont. Vous devez avoir l’équipe disponible dans les heures qui suivent.

  • Sauvegardez intégralement l’ancien site, fichiers et base, et conservez cette sauvegarde au moins un an.
  • Vérifiez que les redirections sont en place avant la mise en ligne, pas après.
  • Retirez le blocage d’indexation de la préproduction et vérifiez-le explicitement. Cet oubli est le plus coûteux de tous.
  • Contrôlez le certificat de sécurité et la redirection vers la version sécurisée.
  • Envoyez un message de test depuis le formulaire dans l’heure suivant la bascule.
  • Vérifiez que la messagerie professionnelle fonctionne toujours si le nom de domaine a été touché.

Phase 5, après la mise en ligne

  • Repassez la liste des pages le lendemain, à froid, avec un regard neuf.
  • Surveillez les pages introuvables pendant quatre semaines et corrigez au fil de l’eau.
  • Prévenez vos partenaires et annuaires qui pointent vers des adresses modifiées.
  • Mettez à jour les liens dans vos signatures d’e-mail, vos profils sociaux et vos documents commerciaux.
  • Planifiez un point de bilan à trente jours, avec les mesures figées en phase 1.

Les dérapages de projet les plus fréquents

Voici ce que nous voyons revenir, indépendamment de la taille de l’entreprise ou du budget engagé.

  • Le décideur qui apparaît à la fin. Un dirigeant absent des validations découvre le site en recette et demande une refonte de la charte. Faites-le valider dès la maquette.
  • Le périmètre qui gonfle en silence. Trois petites demandes ajoutées sans avenant décalent la mise en ligne d’un mois.
  • Les contenus reportés. On lance le développement en promettant les textes pour plus tard, et le projet reste bloqué en attente pendant six semaines.
  • La recette confondue avec la démonstration. Regarder le site en réunion ne remplace pas un protocole de test écrit.
  • Le prestataire qui disparaît après la livraison. Négociez une période de garantie et un contrat de maintenance avant la signature, jamais après.

Un dernier conseil de méthode. Conservez tout au long du projet un journal daté des décisions prises, une ligne par arbitrage. Qui a validé quoi, quel jour, et sur quelle version. Ce document tient sur une page et règle en trente secondes les désaccords qui, sans lui, mobilisent une réunion entière plusieurs semaines après les faits.

Budget et calendrier réalistes

Un site vitrine bien cadré démarre chez nous à partir de 800 € HT, et le prix évolue selon le nombre de pages, le volume de rédaction et les fonctionnalités demandées. Le facteur de coût le plus sous-estimé reste la production de contenu, pas la technique.

Côté calendrier, comptez huit à douze semaines pour un site vitrine cadré, davantage si les contenus doivent être écrits de zéro. Si vous hésitez encore sur l’opportunité même du projet, notre guide quand refaire son site pose les critères de décision, et notre guide des prix de la refonte de site web détaille la structure des budgets.

Enfin, la qualité du prestataire pèse davantage que le budget engagé. Les critères de sélection sont détaillés dans notre guide comment choisir son agence web, et notre façon de mener ces projets est décrite sur la page sites vitrines.

Questions fréquentes

Toutes les réponses.

Une question qui ne figure pas ici ? Écrivez-nous, réponse sous 24h.

Combien de temps dure une refonte de site vitrine ?
Comptez huit à douze semaines pour un site vitrine bien cadré, du lancement à la mise en ligne. Ce délai suppose que les contenus existent ou sont produits en parallèle selon un calendrier tenu. Si les textes et les photographies doivent être créés depuis zéro, ajoutez trois à six semaines. Le développement représente rarement le chemin critique. Dans la plupart des projets que nous suivons, c’est la disponibilité des interlocuteurs qui fixe la durée réelle.
Qui doit valider les maquettes dans l’entreprise ?
Une seule personne doit trancher, même si plusieurs consultent. Constituez un groupe restreint de trois personnes maximum, avec un décisionnaire clairement désigné dès le lancement. Les validations collégiales produisent des retours contradictoires que le prestataire ne peut pas arbitrer sans vous. Fixez également un délai de retour écrit, faute de quoi les silences prolongés décalent le planning sans que personne n’en porte la responsabilité.
Faut-il tout refaire ou peut-on avancer par étapes ?
Les deux approches fonctionnent selon votre situation. Une refonte complète convient quand la structure et l’identité sont dépassées. Une évolution par lots convient quand le socle tient et que seules certaines sections posent problème. L’avantage du travail par étapes est de limiter le risque et d’étaler la dépense. Son inconvénient est de faire cohabiter deux styles pendant plusieurs mois, ce que les visiteurs remarquent plus que vous ne le pensez.
Que faire des anciennes pages supprimées ?
Ne les supprimez jamais sans traitement. Chaque adresse retirée doit soit être redirigée vers la page équivalente la plus proche, soit renvoyer un statut explicite si aucun équivalent n’existe. Rediriger tout vers la page d’accueil est une mauvaise pratique qui dégrade l’expérience et le référencement. Établissez ce tableau de correspondance en phase de préparation, page par page, et faites-le valider avant la bascule.
Quand faut-il commander les photographies ?
Dès la première semaine du projet, avant même les maquettes. Une séance photo dépend de la disponibilité des locaux, des personnes et parfois de la météo. Le délai entre la commande et la livraison des fichiers retouchés atteint fréquemment quatre à six semaines. Commencer par les images permet aussi de concevoir les maquettes autour de visuels réels plutôt que d’images de remplacement qui masquent les problèmes de mise en page.
Comment savoir si la recette est terminée ?
La recette est terminée quand tous les cas de test écrits sont passés et cochés, pas quand plus personne n’a de remarque. La différence est essentielle. Rédigez la liste des cas avant de commencer, avec le résultat attendu pour chacun. Un point non testé n’est pas un point validé. Conservez ce document signé, il sert de référence si un désaccord survient après la mise en ligne du site.
Faut-il prévoir un contrat de maintenance ?
Oui, et il se négocie avant la signature, jamais après la livraison. Un site vit, les composants se mettent à jour, les failles de sécurité apparaissent, les navigateurs évoluent. Vérifiez ce que couvre exactement le contrat, mises à jour techniques, sauvegardes, délai d’intervention en cas de panne, et volume de modifications de contenu inclus. Un site laissé sans maintenance devient vulnérable en quelques mois seulement.
Peut-on mettre en ligne un site incomplet ?
Oui, à condition que ce soit un choix et non un accident. Mieux vaut publier huit pages abouties que vingt pages approximatives. En revanche, ne publiez jamais une page vide ou marquée en construction, elle nuit à votre crédibilité et n’apporte rien. Retirez-la du menu et publiez-la quand elle est prête. Prévoyez alors un calendrier écrit pour les pages restantes, sinon elles ne seront jamais livrées.
contactez-nous

Votre siteà lancer ?

Studio créatif hybride. Réponse sous 24h, devis sous 48h, sans engagement.